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Exécution du budget : le casse-tête permanent

Posté par eqconews, le 13 août 2022


Les conférences budgétaires ministérielles pour l’élaboration du projet de loi de finance (LDF) 2023 commencées le 25 juillet, ont pris fin le 5 août au  ministère du Budget et des Comptes publics. Si les attentes des  administrations demandeuses de ces ressources financières sont nombreuses pour leur fonctionnement et implémenter les projets phares du chef de l’État, à l’épreuve des faits, c’est souvent la désillusion.

 
Par Yann Essabe

Tous les départements ministériels se sont prêtés au jeu des conférences budgétaires du 25 juillet au 5 août 2022 dans le strict respect des dispositions de la loi organique N°020/2014 du 21 mai 2015, qui encadre l’élaboration et l’exécution de la loi de finance (LDF) au Gabon. Cette première phase est le passage obligé pour tous les membres du gouvernement et l'occasion de décliner les points essentiels de leurs projets et des besoins chiffrés pour leur réalisation. En deuxième lieu, viendront les arbitrages et ce, en fonction des fonds disponibles. Sauf situation exceptionnelle, les montants des subventions sont reconduits voire, dans le pire des cas, diminués.

Si le déroulé des opérations est encadré par une loi organique, dans les faits, plusieurs gestionnaires de portefeuilles de crédits ont exprimé, avant terme, leur désespoir quant aux résultats attendus. Car, quand bien même les montants demandés sont issus du Trésor public, leur mise à disposition pour les requérants  est souvent effectuée à dose homéopathique : 15% ou 20% par trimestre, pour les plus chanceux. Pour les autres, c’est la longue attente et le début du parcours du combattant des administrateurs de crédits.

Cette situation est à l’origine de nombreux dommages collatéraux aussi bien dans le fonctionnement régulier de ces administrations, dans leurs performances que dans l’implémentation des projets structurants devant booster le développement du pays. Sans ressources adéquates, plusieurs administrations souffrent d’une absence de fournitures de bureau, de matériel informatique devant faciliter leurs tâches quotidiennes et de fonds roulants. Ces déséquilibres budgétaires ont aussi pour effet induit de ralentir les projets en voie d’achèvement et de remettre sine die  ceux non encore engagés.

Sur le plan social, les budgets limités ou, tout au moins, leurs retards d'attribution, sont au cœur de nombreux mécontentements sociaux notamment dans les départements qui emploient abondamment la main d’œuvre non permanente (MONP). Déjà précarisés par les montants parfois  dérisoires qu’ils perçoivent, les bénéficiaires désignés souffrent des retards et de l’accumulation des arriérés qui mettent souvent le feu aux poudres. Cela vaut également pour les primes et autres gratifications prévues dans certains ministères, administrations publiques et d'autres institutions.

Sur un plan plus global, le saucissonnage budgétaire ralentit les projets quand il n‘est pas à l’origine de leur abandon. Les maigres ressources financières perçues sont souvent englouties dans la masse salariale et le fonctionnement des administrations. Exit donc les investissements dans les projets à forte teneur sociale dont les principales bénéficiaires sont les populations. La rareté des ressources dans les caisses est aussi la conséquence des détournements des deniers publics et du système de prévarication institué en mode de gouvernance dans les administrations publiques et parapubliques.

Il serait naïf de croire que ces pillages massifs dont les auteurs (la partie visible de l’iceberg) sont encore jugés, n‘ont pas eu d’impact sur l’économie. Pour faire face à la rareté des liquidités disponibles par les services du Trésor, des mesures doivent être prises. D’abord une lutte sans merci doit être menée contre les prévaricateurs, en ressuscitant les institutions de lutte contre les détournements, de manière à sortir le ministère de la bonne gouvernance du folklore. Ensuite, renforcer les capacités opérationnelles des services des impôts et, enfin, mettre  en place un système de digitalisation ou d’informatisation des recouvrements des ressources de l’Etat au détriment du système manuel actuel qui donne lieu à trop de dérapages.

À
Libreville
Du
25/07/2022
au
05/08/2022
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